Un brin de nouveauté dans l’économie langroise
Franck Rousselle a grandi dans une famille d’agriculteurs. C’est sans doute pour ça qu’il a le goût du travail de la terre. Depuis tout petit, il veut devenir pépiniériste. Son rêve est exaucé : depuis septembre, le jeune homme a lancé son entreprise de pépiniériste sur Langres. Parcours d’un passionné.
Originaire des environs de Chaumont, Franck Rousselle fait partie des chanceux qui trouvent tout de suite leur voie. Depuis tout petit, il veut devenir pépiniériste. Avant d’épouser sa vocation, le jeune homme a obtenu un bac pro au lycée professionnel horticole de Fayl-Billot. Il a ensuite passé un BTS technico-commercial à Châteauroux avant de travailler au seins d’une entreprise pépiniériste dans l’Ain : « J’ai pu mettre en pratique tout ce que j’avais appris jusque là et surtout j’y ai complété mes compétences, en taille et en greffage notamment », explique le jeune homme. L’année dernière il décide de fonder sa propre entreprise, se plongeant dans une aventure semée d’embuche ! Il opte au départ pour Chaumont mais les places sont chères. En revanche, sur Langres, la concurrence est moins importante et - ce qui ne gâche rien -, Franck aime le pays langrois.
Il se lance alors dans les diverses démarches administratives de rigueur : « J’ai débuté les démarches en février 2009 et me suis retrouvé face à un véritable mille-feuille administratif : il est très difficile de savoir qui contacter afin d’obtenir la bonne information. Mais quand on arrive au bout de toutes ces difficultés, on est vraiment bien aidé », explique le jeune pépiniériste qui vient d’obtenir une subvention du Conseil Général.
Le rythme des saisons
Franck n’a pas encore tout à fait achevé ce parcours du combattant mais il est fier d’avoir débuté officiellement son activité en septembre 2009. Pour l’instant, sa clientèle est constitué de particuliers mais, à l’avenir, il vise également les collectivités. Son secteur d’intervention s’étend pour l’heure, jusqu’à Coupray (dans le canton d’Arc-en-Barrois). Si les activités sont actuellement limitées au vu du climat, il a fait avant l’hiver beaucoup de taille de haie : l’indétrônable thuya, mais aussi le laurier ou encore la charmille. En automne, il a aussi planté beaucoup d’arbres fruitiers, profitant de la vague d’enthousiasme des consommateurs. « Cette année, nous avons vendu beaucoup de fruitier, plus que l’année dernière. Les gens en ont assez de payer des fruits hors de prix et veulent désormais les produire eux-mêmes. Ils participent ainsi à une démarche écologique et bio », confirmait un vendeur dans un magasin langrois de jardinage.
Au printemps, les affaires vont reprendre pour Franck : greffage, plantation, entretien de massif...
C.R
JHM - 5 janvier 2010
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