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Interview

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Guy DUPRANET veut rapprocher les élus du monde économique

Bruno Sido a donné une feuille de route à ses vice-présidents, après les élections cantonales de mars. Le président du Conseil général leur a demandé de réfléchir aux nouvelles orientations à donner à la politique du Département.
Guy Durantet, en charge du développement économique, donne son point de vue.



La VIe commission de l’assemblée départementale est traditionnellement celle consacrée aux affaires économiques, n’est-ce pas ?

Tout à fait. A cette précision près que cette commission que préside Elisabeth Robert-Dehaut s’occupe aussi du développement touristique. Et l’on vient de renforcer ses compétences en lui confiant le logement, les syndicats d’aménagement touristiques, le fonds d’aide aux villes moyennes et le fonds d’aide aux villes.


Vous travaillez sur le terrain depuis longtemps. Quel regard portez-vous sur votre action et sur celle de l’ensemble des acteurs ?

J’ai le sentiment que nous travaillons de manière trop cloisonnée. Il faut faciliter le décloisonnement. Chacun doit accepter de sortir de son pré carré, de perdre un peu de son identité afin que nous soyons collectivement plus forts. C’est valable pour le monde économique, les élus… Cette attitude nouvelle que nous devons adopter dépasse la mutualisation des moyens. C’est un changement de mentalité, de culture. Selon moi, le monde politique a le devoir de se rapprocher de la sphère économique et, pour leur part, les représentants des organismes consulaires doivent être des facilitateurs.


Que proposez-vous ?

Ayons une vision stratégique par rapport à nos forces, à nos atouts qui sont notamment le positionnement géographique de la Haute-Marne, les savoir-faire de ces acteurs économiques. Il faut les afficher et proclamer aussi nos ambitions. Ce département connaît des réussites, mettons-les en valeur. Je crois que nous devons dépasser le catalogue des aides telles que nous les connaissons aujourd’hui. Accompagner certaines stratégies me semble primordial. Grâce au Groupement d’intérêt public, l’argent existe. Alors mettons le paquet sur un certain nombre de stratégies. Vraiment, aujourd’hui le problème n’est pas d’ordre financier, il est culturel. Nous devons prouver que nous sommes capables de travailler ensemble.


On entend souvent dire qu’il faut vendre le département. Quel est votre avis ?

L’essor de notre activité économique passe par un travail que nous devons réaliser sur notre image. C’est mieux vendre le département à l’extérieur, mais aussi y organiser des événements d’une ampleur certaine car on ne vient pas spontanément en Haute-Marne.


Les zones de référence sont un des leviers du développement dont dispose la Haute-Marne…

Le département connaissait un déficit en matière de foncier. Nous l’avons compensé grâce au partenariat engagé avec l’Europe, l’Etat et la Région et désormais l’offre est de qualité. Maintenant, nous devons accentuer les actions de prospection, de promotion et de commercialisation. Il y a du grain à moudre pour les acteurs locaux même si le chef de file du développement économique reste la Région. Car dans un monde en pleine évolution, il est primordial d’anticiper les mutations de l’économie et de se mettre en capacité d’accueillir sur notre territoire de nouvelles activités. Je crois qu’il est indispensable de mettre en place un outil de veille.


Passé le stade de la réflexion, que va-t-il se produire ?

Des propositions seront faites début octobre à l’ensemble des élus et un débat d’orientation devrait avoir lieu au Conseil général.


Loïc Le Lagadec



 

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